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jeudi 5 janvier 2012

COMME TOUS LES ANS...

Ça déborde !!

Les puits situés à l’est de la commune, creusés dans la couche d’argile, témoignent de la remontée de la nappe.

Ce que nous annoncions en décembre se réalise comme prévu. Le niveau de la nappe a monté de plus de 0,50m pour 40mm de précipitations en 8 jours.

La sonde piézométrique est aussi à son niveau 00. On distingue à peine son regard en fonte en bas de la photo à droite.


On assiste, à la fois, à une submersion des terrains aux Avosnes, en Es Barres et En St Urbain due à l’absence d’absorption de ces terrains, au ruissellement de surface des pluies sur des argiles homogènes de ces mêmes terrains , conjuguée au phénomène de remontée de nappe dans les zones drainant la côte et le karst du plateau.

Pas étonnant que ce lieu-dit Es Barres s’appelle ainsi depuis le haut Moyen-Age : barrum =boue, Es Barres = lieux boueux.

Cet excès d’eau s’écoule en aval vers Perrigny en souterrain comme d’habitude par les veines drainantes qui alimentent la grande nappe
phréatique de Dijon-sud
, et en surface par le collecteur d’eaux pluviales qui ira saturer les bassins de la station d’épuration de Gevrey.

Lorsque les jardins , qui limitent le ruissellement, auront disparu, nous souhaitons bien du plaisir aux nouveaux habitants des ces secteurs : parkings ennoyés... D’autant plus que les ouvrages de béton des fondations des immeubles à venir entraveront la circulation souterraine, multiplieront les percements de la nappe d’argile compacte et accéléreront les remontées d’eau ...

Et nous sommes en année sèche !! Avec 266mm de précipitations en plus de 5 mois, depuis septembre, nous sommes encore en-dessous de la moyenne.

Rappelons que ces zones sont classées zones inondables.

N’oubliez pas votre parapluie et vos bottes ! Bientôt l’acqua alta...

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.