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dimanche 12 février 2012

Un petit tour en février dans St Urbain glacé

L’hiver est bien installé en St Urbain et tout semble arrêté, tétanisé par le froid. Il faut attendre que passent ces mois de glace, où la lumière s’enlise dans l’eau gelée, où le soir la terre est ocre avant l’ombre noire de la nuit...

Les structures des poiriers surprennent par leurs personnalités différentes.

Tantôt rudes et noires, elles en appellent au ciel vers lequel s’étire à l’excès une branche maîtresse accrochant les nuages floconneux sur fond bleu pastel.

Tantôt, alourdies et jaunies de lichens, elles semblent déjà bourgeonner et sourire au ciel changeant tout en déployant sur le sol rougeâtre une ombre étonnamment noire.

Passés les poiriers, on ne rencontre guère âme qui vive et c’est l’eau qui s’empresse de nous rappeler que le printemps est encore loin, figée dans sa glace prisonnière des bidons gris ou bleus.

Des tôles et des objets hétéroclites ont organisé dans un coin une cacophonie de couleurs, comme un clin d’œil aux fêtes d’été quand la lumière inondera les jardins et les épouvantails.

Une petiote choillot bien rangée attend que la saison revienne où elle sera utile et docile entre les mains des jardiniers ravis. Les tons verts, gris et bruns du bois de la cabane mêlent leurs harmonies en do mineur.

Ont-ils assez chauds les petits plants de pêchers dans leurs chaussettes vertes ?

Oui, c’est l’hiver, seul le poireau a encore des allures de danseuse et ses courbes galbées marient l’émeraude au blanchiment du gel.

Un gel qui s’arrondit de plaisir dans le bidon gris bleu.

Est-ce une mâche ou un pourpier que la gelée a surpris ? Un couvercle bleu d’azur s’est noyé là, il trompe l’œil du peintre qui rêve de voir le ciel d’été s’y refléter.

Le regard suit le ramier aimanté par la nuit d’hiver qui gagne la côte.

"La terre est notre mère" disent les Indiens d’Amérique centrale. Faisons lui confiance.

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.