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dimanche 1er avril 2012

A cette question de jardiniers...

L’eau qui imprègne le sol du cimetière et des bâtiments des Vignes Marie est-elle la même que celle de St Urbain ?

...une double réponse.

Oui dans la mesure où il s’agit de l’eau tombée sur le plateau depuis Corcelles les Monts et sur la côte. Non car ce n’est pas le même courant de circulation.

1) Pour le cimetière et Méchalot :

Cette eau suit en partie les deux vallées sèches de la Combe du Pré ( source de Crosne) et celle de la combe Grands Vaux , elle poursuit son chemin en aval à travers les cailloutis du cône de déjection (au niveau des Echezeaux, Finottes, chemin des Vaches) puis par les Plantes (le cimetière). En Méchalot (résidence improprement appelée Vignes Marie car Vignes Marie c’est ailleurs sur Marsannay), puis elle se mêle aux cailloutis de l’Ouche jusqu’à Perrigny et au-delà vers le sud-est.

Ces cailloutis de l’Ouche c’est l’éponge qui contient la nappe superficielle de Dijon-sud.

Quant au cône de déjection, il est en grande partie "posé" sur un substrat argilo-marneux plutôt imperméable. Dans ce premier cas de figure l’eau circule dans l’épaisseur du cône de déjection sur la couche d’argile imperméable.
Cette circulation souterraine (rappelons comme chacun sait qu’il n’y a pas de rivière à Marsannay !) varie selon la pluviométrie et les variations de perméabilité du terrain. Notons qu’elle est diffuse : il n’y a pas un seul chenal mais un chevelu, un réseau de veines (pouvant fluctuer) par lequel l’eau circule. Elle peut être retenue ici ou là par des bancs argileux formant des poches non permanentes (Mouilles), comme c’est peut-être le cas au cimetière ou rue de la Maladière.

2) Pour St Urbain :

Pour partie le trajet est le même : les combes, le cône. Or la partie sud du cône recouvre des compartiments très faillés de calcaire : l’eau s’infiltre le long de ces petites failles et ne suit plus le même chemin qu’en Méchalot. On n’est plus dans le même système hydrologique. Cette eau d’infiltration est rejointe par le réseau de la combe Pévenelle et s’enrichit de l’impluvium du côteau. Une partie imprègne le petit cône de déjection de cette combe jusqu’aux Avoines, en Auvone) et vient mourir au Charon avant la 974, d’où les flaques d’eau visibles le long de la « nationale ». Le reste de cette circulation d’eau passe sous une couche d’argile appartenant au substrat argilo-marneux, c’est l’eau qu’on retrouve sous St Urbain, et qui rejoint à cet endroit les zones plus profondes de la nappe Dijon-sud.

Ce ne serait donc pas le même courant qui passe par le cimetière, Méchalot et Saint Urbain.

Il semble bien qu’on ait deux systèmes séparés et étagés : le système hydrologique de Méchalot qui est assez superficiel, et un système plus profond qui affleure en St Urbain (il court sous deux mètres d’argile non recouverte de cailloutis) à cause d’une particulaité géologique sur une très petite surface : justement là où la commune veut construire !.

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.