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vendredi 25 mai 2012

Journée des jardiniers du Dijonnais, 20 mai 2012

Merci aux jardiniers de Quétigny pour leur accueil chaleureux ce dimanche 20 mai. Nous étions nombreux, amateurs et chevronnés, venus de Talant, de Chevigny, Longvic, Dijon, Marsannay...dans l’admirable site de jardins que la commune de Quétigny a aidé à embellir et soigner.

Le Président de notre association JVMC qui est aussi celui de l’association du Groupement des jardins du Dijonnais - surnommée par certains le Grosjardi - a parlé le premier. Dans son discours, il a rappelé l’importance capitale de la présence de jardins dans les villes et donné matière à réflexion à nos élus rassemblés autour des jardiniers :

"La pratique du jardinage en milieu urbain, dit Gilles Sallic, est un phénomène de société profond.

Il gagne en puissance lorsqu’un problème de nourriture se pose : prix des denrées, difficultés ou rareté de l’approvisionnement, qualité des produits, sentiment d’insécurité...

L‘histoire nous le montre à maintes reprises : à chaque fois ce mouvement s’amplifie lorsque le monde urbanisé connaît une crise en véritable révélateur d’une pathologie urbaine.

Dans le même temps et parallèlement, la ville elle même se voudrait campagne avec ses nouveaux quartiers citadins qui se parent d’ appellations oniriques les plus farfelues : Orée du bois, Le Clair Bois, Côté jardins, le Jardin des capucines, la cité des Maraîchers…avec une déclinaison du vert à toutes les sauces : allée Vert cerise, résidence Vert avenir... [1]

A l’écart de cet étiquetage souvent trompeur, le phénomène des jardins « alimentaires » ou potagers, dans la ville, est pour longtemps incontournable et imbriqué fortement dans le modelage de nos cités.

Dans ce contexte, trois attitudes sont observables dans les grandes métropoles, et près de chez nous, ici où là : nos édiles parfois contrecarrent, souvent tolèrent, au mieux soutiennent et favorisent, équipent et embellissent les sites de jardins potagers."

Extrait du discours de Gilles Sallic que vous pouvez lire en entier sur le document joint.

Puis les élus de Quétigny et de Talant se sont exprimés en marquant leur attachement au site de jardins que leur commune protège.

Hervé Bonnavaud, Président de la fédé des Jardins familiaux s’est réjoui de cette nouvelle entr’aide entre les associations.

Les jardiniers se sont initiés dans les divers ateliers qui leur étaient proposés :

A partir d’une parcelle modèle, Philippe Carrion a exposé les grands principes du jardinage au naturel et fourni d’abondantes documentations sur les techniques de compostage, paillage, rotation des cultures, sur l’importance de la biologie des sols et de la biodiversité.

L’atelier vannerie des jardiniers de Quétigny est ouvert d’octobre à avril. Dans trois ans, les osiers récemment plantés les rendront autonomes. La commune, en attendant, les autorise à cueillir les osiers des espaces verts.

Claude Delrieu, photographe-jardinier de Quétigny ne fut pas avare de conseils et d’indications pour aider les apprentis photographes éblouis par ses macro-photos de plantes et insectes locaux.
Voici le lien pour admirer 3700 de ses photos.

L’atelier de land’art a invité les plus jeunes à une réalisation éphémère sur la pelouse tandis que les mordus de mécanique se pressaient autour de l’atelier de réparation.

Grâce à la contribution des jardins familiaux de Dijon, on a pu apprendre à fabriquer de la peinture à l’ocre qui nous servira pour les chevalets de nos tonneaux. On en saura plus le 17 juin.

Un jardinier de Talant par ailleurs président de l’association des Sommeliers de Bourgogne a proposé une initiation aux arômes des vins de Bourgogne.

Ce sont beaucoup de bonnes idées qui ont circulé tout au long de cette belle journée d’échange et de convivialité dans une ambiance sereine et joyeuse.

Voir en ligne : Article du Bien public sur l’événement

P.-S.

Discours de Gilles Sallic, délégué général du groupement des jardins du Dijonnais, 20 mai 2012, Quétigny :

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Discours Gilles Sallic, 20 mai 2012

Notes

[1] Ceci est un échantillon de l’offre immobilière dijonnaise du mois de mai 2012.

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Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.