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jeudi 3 janvier 2013

A L’EST DU NOUVEAU

Une jardinière de Marsannay nous signale qu’à l’est de Dijon, l’extension urbaine programmée au temps de la croissance économique va s’appliquer en ces temps d’incertitudes. Elle ouvre le débat et souligne la nécessité de préserver les zones de production alimentaire à la périphérie des grandes villes.

à toutes et tous,

Je tiens à vous informer qu’une « Notre Dame des Landes » est en train de se dérouler aux portes de Dijon, entre Saint Apollinaire et Quétigny.

En effet 185 ha de terres agricoles vont être imperméabilisés prochainement pour l’aménagement d’un parc d’activités. L’enquête publique a lieu en ce moment même jusqu’au 12 janvier dans les mairies des communes de Saint-Apo, Quétigny, Chevigny-Saint-Sauveur, Varois et Chaignot puis Couternon.

 [1]

L’agglomération du grand Dijon a délibéré en 2007 pour implanter cette zone qui n’est pas nécessaire aujourd’hui alors que les autres zones telles que Cap nord, Valmy, Maren Sully, ne sont pas remplies, sans parler de la zone acti-sud à Marsannay et Chenôve qui sont laissées pour compte.

A l’époque la concertation a consisté à l’exposition du projet dans les locaux de la communauté d’agglomération et à la diffusion d’articles de journaux informatifs. 62 Personnes se sont exprimées sur le projet alors que l’agglomération compte 245 000 habitants. Peu d’engouement pour le sujet certainement parce que la réelle concertation n’a pas eu lieu avec débat, négociation avec les associations, les habitants et les différents partenaires.

Je fais appel à vous pour que vous alliez vous exprimer et noter vos doléances sur le cahier de l’enquêteur. Je vous rappelle qu’au moment de l’enquête publique un projet peut-être refusé si les réactions sont nombreuses et fondées.

Pourquoi je m’insurge ? Parce que nous sommes dans une grosse mécanique qui avance et qui ne prend pas en compte toutes les grandes décisions qui ont émergés du Grenelle de l’environnement. La concertation en priorité, mais aussi la préservation des terres agricoles qui demain nous seront indispensables pour nous nourrir localement quand le prix de l’énergie sera si élevée que nous n’aurons plus les moyens d’importer la nourriture.

La préservation de l’espace, la lutte contre le changement climatique en divisant par 4 les émissions de gaz à effet de serre sont constitutifs du Grenelle. Le projet de ZAC, lui, est en contradiction avec la loi Grenelle et le Scot dijonnais puisqu’il consomme des terres agricoles, il favorise l’artificialisation des sols, l’étalement urbain et le transport routier, il ne prend pas en compte les déplacements doux, le bruit, la qualité de l’air, la biodiversité …

La terre agricole est un bien commun, une ressource, que nos politiques refusent de protéger au profit des lobbies !
C’est le moment ou jamais de se manifester et de s’exprimer pour stopper cette urbanisation galopante des terres agricoles, après il sera trop tard pour se plaindre.
J’ai fais mon devoir de citoyenne en portant ces éléments à l’enquête, à vous de jouer car vous êtes aussi concernés.

Cordialement vôtre,
Une habitante de Marsannay

Voir en ligne : Enquête publique concernant le PAED : mobilisons-nous !

Notes

[1] Le commissaire enquêteur est déjà venu le mardi 11décembre à Chevigny, le jeudi 13 décembre à Couternon. Il sera à nouveau le mardi 18 décembre de 15h à 17h à Varois et Chaignot, le jeudi 3 janvier à Quetigny de 14h à 17h et le samedi 12 janvier de 9h à 11h45 à Saint-Apollinaire.

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Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.