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jeudi 28 février 2013

Dieu ! Que cet hiver est long !

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Saint Urbain attend posément, sagement qu’hiver se fasse. Les jardiniers moins patients et plus frileux se lassent de ces journées grises, froides et humides... Pourtant la nature sait encore éveiller l’admiration du poète.


L’embrouillamini des clématites pâles est tout aussi fouillis que nos pensées engourdies par cette saison morte, lente et terne.


L’eau déborde de la nappe phréatique et renvoie des éclats de ciel bleu au cœur du jardin endormi.
Notre humeur aussi déborde parfois de mélancolies vaguement éclairées par les souvenirs des jours heureux quand l’été rugissait dans sa crinière ensoleillée.


Comme des parcs à huîtres oubliés ou des rizières avant l’ensemencement, notre esprit est en eau, fluide et souple. Tout s’y reflète, rien ne s’y attarde, la lumière nous manque trop.


La boue, l’argile, la terre qui colle, l’eau qui coule, les herbes folles...


Les nuages se mirent dans la boue. L’hiver est un temps de méditation.
Une phrase tourne et tourne dans ma pensée, c’est l’article 7 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, prononcée doucement et lentement par la voix chaude de Stephane Hessel :"Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat."

Les bourgeons bien serrés tiennent fermement l’avenir dans leur bois ciré et roux.
Notre printemps se fera avec l’ouverture du cœur et de l’esprit.
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Andovel

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.