Accueil du site > Arts et vie en Saint-Urbain > Arts en St Urbain > Carnets du promeneur > 15 juillet 2011 : Pourpier et conversations entre jardiniers.

samedi 16 juillet 2011

15 juillet 2011 : Pourpier et conversations entre jardiniers.

Hier, nous attendions la pluie, elle n’est toujours pas au rendez-vous et déjà les plantes se referment, ça se voit à presque rien, une couleur un peu plus terne, des tiges moins souples, comme une grimace un peu boudeuse et contagieuse.

M. S. est rentré de voyage, il retrouve avec plaisir ses plants de tomates qui ont bien grandi.

Toute une famille jardine deux parcelles plus loin. Ils me font observer une plante inconnue. "Laissons-la, nous verrons bien !"

Une petite fille est venue voir les épouvantails accompagnée d’une jeune fille, la créatrice en personne d’Arthur au chapeau, celui qui a un bon visage près de la cache des tritons et de la mare du Jacquot.

Ma dame en blanc a encore changé d’allure, elle a mis son bras autour de l’épaule de son garçonnet (vous savez le petit Gabin) : "Tu as vu, lui dit-elle, on a eu raison de patienter, maintenant ça pousse !"

Une autre plante s’est installée toute seule sur mon lopin de terre : je l’ai montrée à mon voisin.

"- C’est du pourpier, me dit-il, encore une mauvaise herbe mais pas pour tout le monde !"

Et nous voilà en train de parler de régime crétois et de salades acidulées... tandis que je croque pour la première fois une feuille charnue et souple de cette plante qui nous vient des ... Tropiques et qui s’acclimate fort bien sur ... les sols trop compactés.
Ceci expliquant cela et réciproquement !

Article de Wikipédia sur le pourpier.

Revenir à la

Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.