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mercredi 29 mai 2013

Candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO

Semaine des Climats du vignoble de Bourgogne

Marsannay et ses climats

Jardins et vergers de Marsannay la Côte participe à l’animation de cette semaine de sensibilisation à la candidature des climats du vignoble de la Côte bourguignonne au classement au patrimoine mondial de l’humanité.

Par l’opération "Verger de la Côte", JVMC s’est lancé depuis trois ans dans une vaste opération de sauvegarde des arbres fruitiers locaux de la Côte, en particulier celle des pêchers de vigne.

INTERVENTION DU PRESIDENT DE JVMC LORS DE LA PRESENTATION DE LA SEMAINE DES CLIMATS :

Mesdames et messieurs,

Comme son nom l’indique JARDINS ET VERGERS DE MARSANNAY LA COTE l’association de jardins familiaux que je représente a, depuis sa création, une dimension arboricole et paysagère avant que ne se développe la mode et la nécessité des vergers conservatoires.

C’est tout un faisceau de raisons qui nous a amené à lancer cette opération « Verger de la Côte », tournée surtout vers les pêches et abricots :
Nous sommes partis de considérations et de gestes très quotidiens très simples, d’entretien, de taille, de cueillette, dans les arbres fruitiers complantés dans les jardins familiaux de St Urbain.

Nous avons pris conscience que l’on vivait un passage entre l’abondance des fruitiers et leur raréfaction.
Un phénomène accentué par la vie très courte des pêchers de vigne.

Face à la perte de ce capital de moins en moins disponible, il nous a semblé possible de freiner, voire d’inverser cette tendance en mettant en place une opération de sauvegarde des arbres fruitiers locaux.
On a choisi la méthode la plus simple, la moins onéreuse et la plus ancienne qu’est la multiplication par sélection massale.

Nous procédons au repérage des arbres, à la sélection des donneurs en fonction d’une typologie simple ; nous conservons des noyaux, suivons les étapes de la vernalisation , de la stratification, de la germination, des transplantations avant la mise en pépinières puis la taille et les greffes.
Tout cela nécessite de la constance, de la patience. Cela nécessite aussi des soutiens financiers et logistiques : la COMADI , la Région Bourgogne, la commune de Marsannay, les propriétaires fonciers qui mettent des terrains à notre disposition, les aides matérielles de vignerons rendent ce projet réalisable.

Il s’insère totalement dans la candidature des climats de Bourgogne car il implique fortement les hommes et femmes acteurs du paysage dans cette aventure, en particulier des gens qui n’avaient pas un regard professionnel porté sur la côte viticole.

Si on emploie beaucoup les mots (beaucoup trop) conservatoire patrimoine, tradition, passé, je ne voudrais pas que l’on se méprenne sur la finalité de notre démarche.
Il ne s’agit pas de retour en arrière vers une économie d’agriculture de subsistance, il ne s’agit pas de transformer la côte et Marsannay en musée, il s’agit de pouvoir mettre à la disposition du plus grand nombre ce que nos prédécesseurs ont mis des générations à obtenir en matière d’arboriculture. Nous sommes ici de modestes passeurs de témoin et nous souhaitons pouvoir poursuivre cette œuvre de transmission de notre patrimoine naturel dans les meilleures conditions.
Je vous invite à regarder notre diaporama explicatif et poétique demain mercredi vers 17h30 enfin dimanche après midi.

Longue vie donc aux pêchers de vigne et autres arbres fruitiers de la Côte !

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Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.