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samedi 16 juillet 2011

16 juillet 2011 : Beata solitudo, sola beatitudo

Lieu de la solitude et lieu de la rencontre, le jardin est imprévisible. Parfois, les têtes sont courbées vers le sol et les efforts timides pour se dire bonjour n’aboutissent pas. On s’en va comme on est venu.

Parfois, les bavardages s’éternisent et les plantes ne seront pas sarclées aujourd’hui. Il faudra revenir pour arroser.

D’autres fois, c’est la grande solitude, tout l’espace est vide de présence humaine. Les épouvantails veillent.

C’est alors que commence le dialogue avec la terre, le ciel, les arbres, les plantes et les herbes.

C’est un moment unique où tout parle, le vent, la température de l’air, la texture de la terre et des tiges, la couleur des fleurs de courge, les courbes et les lignes droites, l’ombre et la lumière, l’humide ou le sec...

Tout parle un langage à la fois intime et étranger, étrange et familier, secret, rude et doux.

Il ne reste plus qu’à respirer, marcher, regarder, écouter, sentir et entrer doucement, sans crainte, dans le silence.

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.