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samedi 9 juillet 2011

Un patrimoine précieux

Pourquoi les jardins de Saint-Urbain doivent être protégés et transmis aux générations futures

Et une promesse pour l’avenir

Ici, on vous explique pourquoi les jardins de Saint-Urbain doivent être protégés et transmis aux générations futures...

Un lieu simple et beau, où l’on jardine depuis toujours, où roucoulent les tourterelles, sifflent les merles, pépient les moineaux, jacassent les pies et rient les pics-verts,

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Chaque parcelle est proche d’un vieux puits partagé, souvent creusé en as de carreau, où le travail de la terre est rythmé par les cloches de Perrigny-lès-Dijon et celle de Marsannay-la-Côte.

Cette terre fertile , ce lieu paisible et convivial, de tous temps cultivé, protégé et partagé, ces jardins potagers alimentés par des puits, ces vergers de pêchers, pruniers, poiriers, cerisiers, noyer centenaire, ces cultures de groseillers, framboisiers, cassissiers, de fleurs : dahlias, tournesols, iris d’eau bleus, cosmos et lavandes où se retrouvent les familles, où s’échangent les recettes, où l’on se donne le soir les noms des constellations, où l’on se prête des outils, où l’eau est puisée, réchauffée, partagée, où les enfants apprennent combien la terre nourricière est précieuse et comme le temps est long pour qu’une gousse de petits pois soit mûre et qu’une tomate soit rouge et juteuse...

A 7 km du centre ville de Dijon, les jardins et vergers de Saint Urbain sont un patrimoine précieux et une promesse pour l’avenir.

Ce lieu est habité de poésie, de convivialité et d’une mémoire ancestrale. Mélusine le fréquente encore, les moines et nos vieux l’ont travaillé, y ont creusé des puits, ont cultivé la pêche de vigne et l’abricot, ancêtre des Louisons du Valais...

Framboises, fraises, groseilles, cassis noir de Bourgogne jaillissent dans la verdure des haricots, fèves, laitues et petits pois... éclairés par la fleur d’une courge ou d’un potiron, les buissons de roses anciennes et les sourires des lavandes...

Chacun prend conscience de la nécessité d’un profond changement écologique et humain, de l’urgence de protéger la nature, les arbres, l’eau, les écosystèmes et la faune, de respecter le patrimoine et la sagesse des anciens, de l’importance de lutter contre la pollution visuelle, contre le bétonnage des campagnes, contre la confiscation de l’eau, de la priorité de de préserver des havres de paix, de donner le goût des plantes et des jardins aux générations actuelles et futures

Alors ne laissons plus les promoteurs raser les jardins, combler nos précieux puits, arracher les vergers de fruitiers, comme cela fut fait en d’autres temps d’inconscience et c’était hier, à la Fontaine d’Ouche, à Chenôve ou ailleurs...

Aujourd’hui, les temps ont changé et les hommes et la terre crient : ça suffit ! Ya basta !

Voir en ligne : Saint-Urbain poétique et insolite

P.-S.

Les épouvantails ont pris la parole ! Paroles d’épouvantails

N’hésitez pas à aller les écouter, il valent vraiment le détour ;)

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.