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dimanche 24 novembre 2013

La neige en ce jardin

Cette semaine, il a neigé...
La première neige de l’année...

Cela faisait déjà quelques jours que l’air sentait la neige, que les pieds étaient vite froids et les enfants un peu chamboulés.

Et puis un matin, le silence mat à la place du vrombissement des moteurs, le son ouaté du clocher, une lumière blanche aux fenêtres...

Le poète s’en allé voir comment St Urbain supportait les lourdes ailes blanches du rêve froid de cette première nuit d’hiver.

Petit clin d’œil de Mère Lousine qui a quitté sa prison d’air pour un caraco de neige.

Bien solide, le tonneau ne bronche pas sous l’étreinte du serpent blanc.

La poudreuse de sa main lourde

a effacé le visage des tournesols

Dans les bras l’un de l’autre, ils se consolent

St Urbain propage en ondes claires un bel éclat de rire sous un ciel d’azur.

La pancarte en est devenue vierge de toute écriture

Inutile d’inscrire les mots

Ils sont gravés dans le cœur

Ils résonnent dans le silence d’un matin de neige

En Saint Urbain

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Le clocher ensoleillé à peine sorti de la brume

Indique l’hiver, temps de la méditation

Et de l’ensemencement

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3 Messages de forum

  • La neige en ce jardin Le 24 novembre 2013 à 21:00, par Amie dijonnaise

    Ciel limpide , neige illuminée par le soleil . Merci pour ces belles images !

    • La neige en ce jardin Le 25 novembre 2013 à 16:52

      Magnifiques photos !
      Très jolis textes !
      Bravo aux créateurs !

      Marie- Joëlle, une amoureuse des mots et de la nature

  • La neige en ce jardin Le 3 décembre 2013 à 15:31, par Marie-Thérèse

    Merci pour cette promenade. J’ai presque entendu le son ouaté, le rire des sillons de neige sous les arbres ! j’ai aimé la lumière .
    Merci d’ouvrir cet espace au souffle poétique.

Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.