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samedi 21 décembre 2013

Après la lecture de Jean Giono, les éléves de 6ème ont souhaité planter un arbre

Deux nouveaux élèves au collège de Marsannay : un frêne et un érable

JVMC a été sollicité par le collège pour les aider

Des élèves de 6ème du Collège Marcel Aymé de Marsannay ont désiré planter un arbre après avoir étudié en cours de français “L’Homme qui plantait des arbres” de Jean Giono.

Leur professeur de SVT a donné des explications précises et passionnantes sur la dormance de l’arbre qui ne croîtra pas de tout l’hiver, hormis son système racinaire bien praliné. Les enfants ont mesuré l’arbre et une de ses branches qui a reçu un ruban rouge pour servir de repère. Ils ont évalué s’il était bien droit grâce au fil à plomb. Ils ont appris qu’il ne fallait pas enterrer le collet.

Certains ont pris conscience de la lente croissance de l’arbre qui ne sera pas encore très grand dans quatre ans quand eux quitteront le collège.

Un élève a dit : "Comme c’est calme ici, on est bien" !

Une fois l’arbre planté, ils ont lu à voix haute les textes qu’ils avaient préparé en cours de français : des lettres et des poèmes.

Jean Giono,

Nous vous remercions pour cette belle histoire de “L’Homme qui plantait des arbres”.

Aujourd’hui, ce vendredi nous avons décidé de planter un arbre dans la cour de notre collège en votre hommage.

Si chaque année, les 6èmes plantent un arbre, la cour deviendra vite une forêt !

Votre histoire nous a appris que sans les arbres, les fleurs et les insectes, on ne serait plus là.

Elle nous a appris aussi que la volonté d’un seul homme peut rendre possible ce qui semble d’abord infaisable : grâce à Elzéard Bouffier, votre personnage, tous ces paysages désertiques, inhabités, sont devenus si beaux, si peuplés de fleurs, d’arbres et d’oiseaux... Ils ont été transformés en un pays où il fait bon vivre grâce au courage d’un seul homme !

J’espère que cette histoire va servir d’exemple à plein d’hommes pour l’avenir de notre planète.

Merci encore Jean Giono !

Siobhan, 6ème1, décembre 2013

“Jean Giono,

La lecture de ton livre m’a fait réfléchir à ce que peut faire un homme pour sauver la planète quand on pense à la destruction massive de forêts comme celle d’Amazonie. Au contraire, il faut replanter des arbres, comme l’a fait ton personnage Elzéard Bouffier, ce que nous avons décidé de faire nous aussi aujourd’hui.

Elzéard, lui, ne détruit pas la forêt mais il la replante avec patience et persévérance. Pour que la vie revienne il faut des arbres, et c’est la volonté du berger.

Si ce livre doit avoir une suite, j’espère que la forêt survivra à tout ce que les humains peuvent lui faire subir.”
Hippolyte, 6ème1, décembre 2013

Lettre à Elzéard Bouffier, personnage principal dans L’Homme qui plantait des arbres de Jean Giono.

“Cher Elzéard Bouffier,

Monsieur,

J’admire votre don.

La nature dans l’ancien paysage était aride et sèche. Vous avez réussi à changer ce paysage en un endroit agréable.

L’eau est réapparue, la vie aussi, grâce aux arbres que vous avez plantés avec tant de patience et de persévérance, et vous avez créé une forêt, ce n’est pas rien ! Vous avez réussi à redonner vie à cet endroit de désolation : la haine et le désespoir ont laissé place à la joie et au bonheur.

C’est vraiment dommage que des gens abîment les arbres et détruisent les forêts. Ces personnes n’ont pas conscience que la nature est vitale, et il faudrait qu’ils lisent votre histoire.”

Tiphaine, 6ème 2, décembre 2013

Voici l’arbre, c’est un érable, il sera planté au milieu de la cour en fin de matinée :


Le professeur de SVT le mesure :

Il faut le praliner :

Un élève observe la verticalité avec le fil à plomb :

L’après midi, ce sera au tour du frêne champêtre qui sera planté avec une autre classe de 6ème :


On détermine la place du collet car il doit être au dessus du niveau du sol :

Autour de chaque arbre nouvellement planté les élèves liront leurs lettres et leurs poèmes préparés avec leur professeur de français :


Derniers coups de pelle des élèves ravis et des professeurs contents avant de se quitter pour les vacances de Noël !







Les arbres vont hiberner et les élèves viendront au printemps guetter les premières feuilles.



Espérons comme Siobhan que ce geste va servir d’exemple à plein d’autres pour l’avenir de notre planète. C’est une petite part mais si chacun fait la sienne et si ensemble on s’y met, tout est encore possible.
N’est-ce pas les enfants ?


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Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.