Accueil du site > Arts et vie en Saint-Urbain > De la particularité de Saint Urbain > Vous jardinez au naturel et à côté, on pulvérise des phytosanitaires par grand (...)

lundi 7 avril 2014

Vous jardinez au naturel et à côté, on pulvérise des phytosanitaires par grand vent

Depuis plusieurs années des études de laboratoire ont révélé la toxicité des herbicides [1] de type Roundup pour l’être humain. On trouvera de plus amples renseignements sur cette page.

En ce qui concerne les jardins familiaux de Saint Urbain, il n’est pas possible de rencontrer ce genre de produits puisque chaque jardinier s’est engagé à cultiver son potager au naturel.

Mais comme toutes les parcelles ne sont pas cultivées dans le cadre des jardins familiaux, certaines en friche sont traitées par leurs propriétaires.
Les jardiniers de l’association ont appris lors de leur formation que garder des parcelles en friche est une nécessité pour conserver la biodiversité et protéger les insectes et pour permettre une forme de jachère naturelle.

Dans le mémoire, nous avons développé cette notion nouvelle et qui peut surprendre les générations plus âgées élevées dans le discours unique qui les a poussé à utiliser à haute dose engrais et pesticides...

Les connaissances ont bien évolué et ont permis une prise de conscience, c’est pourquoi nous jardinons au naturel et nous nous interdisons les produits phytosanitaires.

 [2]

Ce qui est fort regrettable, c’est quand un propriétaire privé traite sa parcelle de friche par jour de grand vent et que les terres des jardins avoisinants reçoivent des "projections" du poison pulvérisé au moment même de la germination des nouvelles graines.

On peut déjà constater les dégâts sur les plantes déjà présentes :

  • les feuilles de fraisiers blanchissent :
  • un beau pied de marguerite voit jaunir ses boutons prêts à éclore :

marguerites non touchées par l’herbicide

marguerites touchées par l’herbicide

  • les petites salades jaunissent en leur cœur :

Cela ne se voit pas mais du même coup la terre fraîchement ensemencée reçoit sa dose de toxique.

Quelle désolation de constater que tous ses efforts pour obtenir des légumes bio sont anéantis !

Réglementation française concernant les pesticides

Jusqu’à 30 490 euros d’amendes et 6 mois de prison en cas de :
- détention d’un produit non autorisé ou
- de non respect des mentions indiquées sur l’étiquette

Arrêté du 25 février 1975
"Les pesticides doivent être appliqués de façon à éviter leur entraînement
vers les :
• habitations, parcs et jardins ..."

Voir en ligne : Témoignages de victimes de pesticides

Notes

[1] Selon l’article L253-1 du code rural, qu’on l’appelle phytosanitaire, pesticide, produit antiparasitaire, produit phytosanitaire, produit phytopharmaceutique, produit de traitement, il s’agit toujours de préparations contenant une ou plusieurs substances actives destinées notamment à :

  • protéger les végétaux ou produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action
  • détruire, freiner ou prévenir les végétaux indésirables

[2] Le Roundup de Monsanto est désormais interdit au Salvador - See more at : http://www.bioalaune.com/fr/actuali...

Deux scientifiques américains, les professeurs Anthony Samsel et Stephanie Seneff, ont récemment publié les résultats de leurs travaux de recherche sur les cas d’intolérance au gluten, établissant un rapport entre ceux-ci et le Roundup de Monsanto, le pesticide le plus vendu au monde.

La forte augmentation du nombre d’intolérants au gluten serait en effet liée au glyphosate, principal composé actif du Roundup, expliquent les chercheurs dans le Journal de la Toxicologie Interdisciplinaire. - See more at : http://www.bioalaune.com/fr/actuali...

Intolérance au gluten : Monsanto serait responsable - See more at : http://www.bioalaune.com/fr/actuali...

Revenir à la

Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.