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lundi 21 septembre 2015

Les semences et méthodes de Pascal Poot, de quoi prendre de la graine !

"Les méthodes de Pascal Poot, loin de l’agriculture moderne, sont aussi hyperproductives que naturelles et peu coûteuses. Des scientifiques pensent y trouver des réponses au changement climatique."
Extrait de Rue 89, Tomates sans eau ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes

Lisez l’article sur les semences de rue 89

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1 Message

  • Les semences et méthodes de Pascal Poot, de quoi prendre de la graine ! Le 23 septembre 2015 à 12:35

    Quelques précisions : il est bien évident que "sans eau" n’est pas à prendre au mot. C’est tout de même gênant car ça peut nous amener à des raccourcis de pensée qui nous feraient prendre des vessies pour des lanternes !
    Il vaudrait mieux résumer par "sans arrosage".
    Si P. Poot récolte 25kg/pied (ce qui est énorme, 5 kg c’est bien, 15kg c’est colossal, alors 25kg !?) la teneur en eau de la tomate étant de 95% env., ce pied de tomate aura contenu 25l d’eau, qui est bien puisée dans le sol, ajouter l’évapotranspiration durant la période végétative, les déperditions du sol de mai à septembre, je donne 100l/m² disponibles pour la tomate P. Poot. Vu la pluviométrie de la région de Lodève où réside le maraîcher on obtient effectivement un reliquat disponible suffisant pour notre tomate. Mais à la condition impérative de la capacité de rétention en eau du sol : fond de vallée par exemple. Ce qui est le cas de P. Poot. Ce peut être possible si le substrat retient l’eau : argiles, marnes ...
    Il faut aussi que la plante ait un caractère acquis de résistance à la sécheresse. Ce qui est le cas de la tomate ; à condition que ce caractère n’ait pas été perdu ou rendu inactif par des croisements récents ou anciens. P. Poot semble avoir réactivé ce caractère pour certaines variétés ou bien cultive des variétés qui ne l’ont pas perdu (Gregori Altaï).
    Quant à affirmer donner un caractère en quelques générations je me permets de douter fortement.
    Ce qui nous amène à témoigner nous aussi à JVMC :
    Les plants de tomates du jardin de l’école Colnet installé sur la parcelle de la rue du Rocher issus de variétés pures (sans hybridation) ont donné de belles récoltes sans arrosage estival. Le sol argileux est resté humide, suffisamment pour abreuver nos tomates. L’expérience de P. Poot n’a rien de révolutionnaire. Elle découle de la logique jardinière la plus simple qui soit.
    Par contre ne vous avisez pas de tenter la même conduite avec des variétés modifiées même dites "anciennes" sur un sol drainant (qui ne retient pas l’eau). Ne plantez pas des Merveilles du marché en Champagne Haute sans arrosage en année sèche. Plantez des variétés résistantes à la sécheresse en St Urbain sans les arroser. On pourrait en 2016 tenter une parcelle expérimentale pour démontrer la véracité du constat.
    Gilles Sallic

Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.