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jeudi 21 juillet 2011

Silence d’un soir d’été

Soir d’été. Il a plu mais le temps est doux. Pas une silhouette dans les jardins. Très peu de voitures sur la grand route. Grand calme. L’été a poussé certains sur la route des vacances, d’autres écoutent le Tour de France ou les infos.

On perçoit un silence d’une qualité particulière habité seulement de quelques sifflements de merles. La longue sécheresse est oubliée. Maintenant, la vie foisonne. Il suffit de se pencher sur la terre pour voir les traces de passages, les fourmillements d’insectes, araignées, grillons ou vermisseaux...

Les cerises aigres sont sucrées à souhait. Les tomates grossissent et rosissent à vue d’œil. Les plants de courges, tentaculaires, s’étirent et s’étalent en tous sens, mangeant l’espace et ne laissant qu’une place dérisoire aux tomates ou au basilic. La terre est grumeleuse, d’une belle couleur brune et chaude.

Les sentiers invitent au pas lent de la contemplation. Un rare rayon de soleil couchant a filtré entre les nuages et s’envole jusqu’au clocher de Perrigny. Je l’ai suivi quelques instants mais l’ombre a gagné d’un seul coup les jardins silencieux.

20 juillet 2011

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.