Au gui l'an neuf ! - Jardins et vergers de Marsannay-la-Côte

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jeudi 3 janvier 2019

Au gui l’an neuf !

Cette exclamation qu’on dit vieillie (et c’est bien dommage) servait de sésame en société pour exprimer la joie du passage à la nouvelle année.
D’où vient cette expression ?
Et quelle est cette joie qui nous prend au point qu’on veuille l’exprimer par une ancienne formule qui remonte au monde celtique ?
Nous autres jardiniers ne sommes pas indifférents à ces traditions porteuses de sens, le cycle des saisons est inscrit en nous comme depuis toujours et nous attendons le renouveau.

Bonne année à tous les jardiniers ! Et comme étrennes de janvier voici un superbe diaporama consacré à la mystérieuse plante druidique

Si vous êtes curieux, vous pouvez lire l’article en entier. Il vous invitera à glaner plus loin, le gui est une mine d’inspiration sur internet !

Mon amie Jeanne et sa sœur Elisabeth se sont donné rendez-vous dans leur fief morvandiau le 31 décembre 2018 pour aller à la cueillette du gui. Tous les ans elle passe nous souhaiter la bonne année et nous offre une branche de gui à placer dans notre maison, symbole de bonheur pour l’année qui vient.
Oubliant le proverbe bourguignon qui prétend que "du Morvan, il ne vient ni bon vent ni bonnes gens", je me réjouis toujours d’accrocher aux poutres le gui aux feuilles jaunes mordorées et aux boules rappelant la perle huîtrière...

Eh bien, d’après Wikipédia, en dépit des apparences, le gui ne serait pas linguistiquement parlant à l’origine de l’expression : "Au gui l’an neuf !" Mais ce serait une phrase celtique « o ghel an heu » (qui signifie "que le blé lève !"). C’était la formule prononcée par les druides au solstice d’hiver lorsqu’ils coupaient le gui sacré pour célébrer la renaissance de la nature.

A l’article "gui" de wikipedia, très riche d’informations, on peut lire :

"En Europe du Nord (y compris en France), il est d’usage de s’embrasser sous une branche de gui et de choisir une baie de la gerbe, symbole de prospérité et de longue vie au moment des fêtes de Noël et du jour de l’an (à minuit précisément), la gerbe de gui étant accrochée au plafond ou au-dessus de la porte d’entrée.

Au Moyen Âge on l’offre avec ce souhait : « Au gui l’an neuf », formule remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans » (dans la maison).

En Angleterre au XVIIIe siècle, si une jeune femme célibataire acceptait un baiser alors qu’elle se trouvait sous la « kissing ball » (littéralement la « boule à baisers », boule de gui décorée et accrochée aux portes), elle était promise à un mariage dans l’année. "

Vous apprendrez aussi que :
"du temps des Gaulois, les druides allaient en forêt pour couper le gui sacré, le sixième jour de l’année celtique. Buisson toujours vert sur un arbre apparemment mort en hiver, il symbolisait la vie ... Les druides lui attribuaient des vertus médicinales ... ...Les Gaulois le nommaient "celui qui guérit tout". C’était le gui cueilli sur le chêne — chose rare — qui était recherché. Le chêne était l’arbre du soleil qui symbolisait la force et la puissance. Le gui était l’arbuste de la lune. On le cueillait dans une grande cérémonie religieuse, le sixième jour de la lune avec une faucille d’or. "

Dans "L’origine philosophique du druidisme" de Henri Duquesne, on peut lire :

P.-S.

Internet abonde d’informations plus ou moins fantaisistes sur cette plante "magique" et "sacrée". Vous pouvez longtemps rêver en ces jours de vacances d’hiver et vous câliner sous les branches du gui, histoire de prendre des forces pour l’année qui vient et qui s’annonce pleine de luttes et d’engagements pour un monde meilleur !

Et un petit plus sur un ton confidentiel !

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Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.