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mercredi 27 juillet 2011

25 juillet : Une affiche ? Rue du Rocher ?

Parole de Merlin

Pour finir, Merlin a bien voulu parler mais comme il respecte les hommes et les femmes de ce pays, il souhaite que leur affiche soit exposée en premier dans cet article et qu’ensuite seulement sa parole soit transcrite...

Demain, nos enfants...

"Vous l’avez vue l’affiche, rue du Rocher ?

Bien plantée

Entre terre et ciel

Elle dit tout haut

Ce que chacun de vous

Pense

Tout bas.

« Et demain ? Nos enfants ?

Allons-nous les priver définitivement

De ce lieu hérité du passé ?

Allons-nous laisser une fois encore

Défigurer et massacrer sans scrupules

Paysage, terre, jardins, vergers et puits ?

Depuis Dijon la laideur s’est emparée

De toute la Route de Beaune.

Non, nous ne laisserons pas davantage

Cette terre et cette précieuse mémoire

Aux mains des promoteurs.

Assez de gâchis commis ces dernières décennies !

Il faut savoir dire "ça suffit !" "Ya Basta !"

Les citadins trouveront ici un poumon, un ancrage

Car ils viendront vivre chez nous bien sûr

Et respirer l’air de la côte.

Nous voulons bien construire, oui !

Mais pas sur cette terre fertile

Pas sur les reins du pays

Là où le sous-sol ruisselle

Et draine les sédiments de la "montagne" proche.

Oui, nous ouvrons nos portes, nous ouvrons nos jardins,

Nous ne voulons pas clore nos maisons de murs étanches

Nous voulons que viennent vivre parmi nous

Des gens simples et de bon sens

Notre territoire a de la place pour eux.

Pour eux aussi, gardons intacts les lieux

Qui furent cultivés et aimés par nos vieux,

Qui donneront à leurs enfants l’amour de la terre, de la vigne, des bois, des sentiers, des pêches et cerises, des groseilles, cassis et framboises, du maraîchage et du partage dans notre jardin collectif qui ne connaît ni murs ni grillage.

Ils verront, après l’orage, se dessiner l’arc en ciel dans un ciel large tirant des nuages d’un bout à l’autre de l’horizon.

Ils sentiront l’odeur d’une terre unique prise dans les boues d’octobre, d’un terroir adossé à la montagne, quand les amandiers annoncent le printemps.

Ils apprendront combien l’eau est précieuse et que celle des puits est encore gratuite !

Ils connaitront le rythme des saisons dont la vie citadine les a privés.

Ils apprendront les gestes, hérités de toujours, ceux qui soignent les semis, les plantes, les arbres et la terre, ils regarderont la lune et les étoiles…

Ils sauront distinguer une petite pousse de poireau de celle d’un chiendent…

Elle est si longue et si belle cette grande histoire de la vie que nous avons à leur conter… »

Bien dit, mes enfants ! Justement, continuez ! Donnez lui du souffle, à cette vie !

Donnez du souffle à cette petite voix qui parle en vous, cette voix du bon sens, de l’intégrité, de la justesse et de l’amitié.

Elle parle en vous depuis longtemps, elle vous vient du fond des âges et regarde droit vers un avenir que vous ne voulez plus voir sombre et menaçant pour votre planète et vos enfants mais clair, lumineux comme votre ciel de Marsannay."

Parole de Merlin, puits des Tritons, Saint-Urbain de Marsannay.

Demain, nos enfants...

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.