Accueil du site > Vie de l’association > Recettes et trucs > Anthony cherche une parcelle à cultiver

mercredi 31 août 2011

Bienvenue à un nouveau jardinier !

Anthony cherche une parcelle à cultiver

Sur les traces du radis de Pardhailan...


Ah les souvenirs d’enfance qui nous conduisent jusqu’aux jardins ouvriers !

Aujourd’hui, Anthony, pataras depuis deux ans, est venu avec Gilles en Saint Urbain choisir une parcelle, en cette fin d’été, et pourtant impatient de cultiver. La ville de Marsannay dispose de nos coordonnées. Il a visité notre site. Néophyte, apprenti jardinier, il préfère une petite parcelle pour sa famille de quatre personnes.

Il a rencontré et bavardé avec cinq jardiniers qui profitaient de ce beau soir de fin août.

Anthony pose des questions sur l’outillage et s’amuse du mot "serfouette" et de l’expression "la terre se ressuie" . Il donne ses impressions.

"On est bien ici, c’est calme. Je préfère qu’il n’y ait pas de clôture."
Le geste de tirer l’eau du puits l’intéresse.

Dégoûté par les légumes des grandes surfaces, il s’approvisionne plutôt auprès des maraîchers sur le marché de Dijon où il trouve les légumes simples qu’il recherche. Il constate avec regret que les AMAP sont saturées et que les produits bio sont chers.

Originaire du sud de la France, jardiner le rapproche de ses racines et il voudrait retrouver le bon goût du radis de Pardhailan et des fèves de son enfance qu’il mangeait crues à la croque au sel. (Gilles les préfère légèrement à l’étouffée avec une petite persillade...)

Dans un second temps, il souhaitera sûrement une plus grande parcelle pour des légumes plus envahissants, courge ou pomme de terre...

Gilles lui rappelle l’exigence de la culture et le risque d’échec, cette année les petits pois et les fèves...

Au fur et à mesure de la visite, Anthony construit son jardin, en pensant à sa petite famille. En revanche, les plantes aromatiques, il les cultivera à la maison en bac pour les avoir sous la main.

Que mettre à cette époque ? Navets ? Carottes ? Choux ? Oui, oui, oui.
Des pommes de terre ? Des haricots ? Des courges ? Non, non, non.
Mais de la salade ? Oui, de la salade d’hiver.

Evelyne, Jean-Pierre et Gilles vont lui donner des stolons de fraisiers.

"Des gariguettes ?

- Non, bien meilleures encore ! "

Et le sol ? De quelle qualité est-il ? Il n’a pas été cultivé depuis longtemps, en est-il appauvri ? Non, c’est le contraire ! lui répond Gilles...

Et les commandes collectives, les travaux en commun ?

Peut-on cueillir les fruits du verger ? Oui, si on a l’autorisation du Président !

Et cette plante inconnue, là bas, c’est quoi ?

Ni plus ni moins que le hautement toxique datura, classé dans la famille des hallucinogènes délirants ! Mais il fera l’objet d’un autre article !...

Voir en ligne : Pour en savoir plus sur le radis de Pardhailan

Revenir à la

Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.