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mardi 30 août 2011

ça nous intéresse et ça nous fait réfléchir...

Le 20ème festival des jardins de Chaumont-sur-Loire

Quand l’art contemporain s’en mêle...

Réflexions autour d’un article d’un quotidien national sur les Jardins de Chaumont sur Loire. (Exposition jusqu’au 16 octobre.)

De bonnes réflexions sur le phénomène des jardins dans nos sociétés urbaines et post-modernes... et des définitions à retenir.

Dans cet article, Edouard Launet du Journal Libération a visité le festival des jardins de Chaumont-sur-Loire au thème prometteur : "Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse".

A lire son article, on reste perplexe et songeur en imaginant le jardin (in-)hospitalier avec arbres gazés sous perfusion sur parterre planté de béquilles ou le "Jardin des plantes disparues" "taillé comme un cimetière militaire".

Là où ça fait mal aussi, c’est quand le jardin d’avenir est imaginé comme un espace clos, "fermé sur lui-même". Notre jardin ouvrier collectif sans clôture pourrait-il passer l’épreuve du concours 2011 sans dénoter ? Est-ce ringard, un jardin ouvert à tous, au ciel, aux amis, aux passants et.. aux graines adventices ?

Il est vrai que la roulotte de Madame Irma est bien joyeuse et mystérieuse. Elle ne déplairait peut-être pas à notre Merlin, il s’agit d’une " roulotte de voyante posée au milieu d’une friche luxuriante, « profusion de plantes qui rattachent le ciel à la terre et font ainsi de ce jardin un lieu de rencontre entre le réel et l’imaginaire », disent ses concepteurs".

Des artistes ont aussi imaginé un "jardin à emporter" : "de gros sacs de terre abritant chacun un éco-système : marais, verger, lande maritime ou haie." ... Les Britanniques concourent en présentant des jardinets mobiles comme des petits joujoux pour consommateurs infantilisés, rendus insatiables de gadgets à jeter pour se consoler en faisant semblant, en jouant à jardiner comme on joue à la dînette, afin d’intégrer et d’accepter encore mieux la perte de ce qui est essentiel et fondamental à l’équilibre humain : le contact réel avec la terre, l’eau, l’air et le feu, la pratique des saisons, le soin du vivant, le respect des choses lentes qui enseignent la patience et la douceur entre-nous. Une déshumanisation lente et sournoise.

Merci aux artistes Britanniques de nous mettre le doigt là où ça fait mal...

L’art contemporain, par son discours grinçant nous bouscule et éveille ainsi en nous une révolte saine.

A contrario, les concepteurs de ces jardins mobiles semblent leur donner une autre interprétation en vantant « un monde où chaque citoyen aurait l’opportunité de prendre soin de son propre micro-habitat ». Edouard Launet flaire ici l’immense solitude et enfermement que cela présuppose. Tout le contraire de nos jardins de Marsannay et St-Urbain !
Enfin, un Chinois propose un "paysage brumeux" et sonore (?) que nous irions bien voir de plus près.

Merci à E. Launet pour cette introduction dans les Jardins du festival de Chaumont et pour les réflexions déclenchées après la lecture de son article et merci à la rédactrice du blog perso et au rédacteur du blog Paris côté jardins qui nous permettent par leurs photos de nous faire une idée de l’exposition.

En ligne un diaporama sur le festival.
Et ce site documenté.

Voir en ligne : Pour lire l’article d’Edouard Launet.

P.-S.

Avant de clore cet article, jetons un œil sur "Le Laboratoire" href="http://www.pariscotejardin.fr/2011/..." qui semble avoir un franc succès à Chaumont-sur-Loire, l’idée qui sous tend cette invention est toute trouvée (on pense à MYST !) : " c’est l’histoire d’un jardin du futur renaissant après une catastrophe. Après le chaos ressurgit l’espoir, une parcelle de vie. Dans l’atelier où le héros s’est construit un refuge, on découvre les vestiges des temps passés... le jardin quant à lui est l’espace de gestation d’un nouveau monde.". C’est à la fois triste et beau et cela pousse au rêve plus qu’à la réflexion, laissons-nous aller...

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Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.