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jeudi 1er septembre 2011

Les vacances d’été se terminent

1er septembre 2011 : le petit Samuel retrouve St Urbain

Samuel a trois ans. Dans quelques jours, il ira à l’école pour la première fois mais aujourd’hui, il est à l’école de la terre... Attentif, il détourne les herbes du sentier et les tient pour ne pas qu’elles se mettent dans les jambes de l’adulte qui passe derrière lui. Il découvre les courges butternut, touche leur peau lisse et claire. Mais la feuille et la tige de courge sont rugueuses et piquantes.

"Qu’est-ce que ça sent ?" dit-il, en passant près des feuilles de basilic. "Hum ! C’est bon, j’aime cette odeur !"

Il touche la hampe granuleuse de l’amaranthe rouge grenat.
Sous le poirier, il prend la Louise bonne rougissante astiquée par la main de grand-mère. Quel délice ! Expérience inoubliable pour un jeune enfant que celle de se délecter du parfum unique de la louise bonne cultivée depuis plusieurs générations et dont le goût frais et sucré se transmet comme un secret de grands parents à petits enfants...

Sous le noyer les premières noix sont tombées dans les hautes herbes.

Il se laisse prendre dans les bras pour accéder à la fleur de tournesol géant et voir le clocher qui sonne onze heures.

"Qu’est-ce qu’on mange à midi ?
De la courge, de la courgette et de la tomate..."

L’enfant est intrigué par le bruit sourd d’une grosse poire curé qui tombe sur le tas de bois.

On arrose les petits plants de navets avec l’eau du puits après avoir pris le temps d’expliquer les mots : poulie, chaîne, pomme d’arrosoir...

Avant de rentrer, on s’attarde encore à regarder sauter, sur les mottes de terre brune, de multiples petits grillons noirs.

Samuel a grandi, il retrouve maintenant tout seul le sentier du retour. Quelques nuages s’attardent dans un ciel bleu délavé. L’été n’a pas dit son dernier mot.

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.