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mardi 15 novembre 2011

Ah, ce brouillard de novembre...

Saint Urbain s’endort peu à peu dans la saison froide...

Nous sommes allées regarder cette lente déclinaison du soir

Qui s’en va vers des matins qui chanteront demain

Pour un printemps serein sur une Terre moins insensée

Aujourd’hui, Rimbaud marchait à nos côtés

Lorsque nous avancions sur les sentiers

Où s’égrenaient des rimes

"Au milieu des ombres fantastiques" [1]

Une épaisse nappe de brouillard planait

Etouffant nos paroles d’où jaillissaient des songes

Evoquant Karylla, des fêtes dans un jardin,

Une maison remplie de rires et de livres

Au cœur du triangle

Bleui de rosée

Une feuille morte

comme un sourire.

Le fraisier pose

Trois lobes roses

Sur la glaise fraîche.

Un lien usé s’effiloche en brins embrouillés :

Tracé de signes énigmatiques

Qu’éclaire une lumière embrumée

De larges dalles en demi-cercle

cachent un vieux puits cerné de verdure

que contourne un sentier boueux bordé de thym.

Le noyer a déjà sa parure d’hiver

Ses branches s’étirent vers la terre fraîchement labourée.

Le son voilé de la cloche engourdie nous parvient avec peine.

La terre se prépare au long sommeil hivernal. Patience...

Notes

[1] "Ma Bohème" Arthur Rimbaud

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Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.