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dimanche 11 décembre 2011

Un article d’Élisabeth Schulthess dans le journal l’Alsace

La taxe sur les semences menace la biodiversité et l’autonomie alimentaire

"Une nouvelle loi instaure une taxe sur les semences. Elle provoque un tollé chez les jardiniers et les agriculteurs."

Un article dans le journal l’Alsace explique les tenants et aboutissants de cette loi.

"Une nouvelle loi instaure une taxe sur les semences. Elle provoque le tollé, notamment dans le Réseau semences paysannes qui tient son assemblée générale ce week-end, en Alsace.

Les semences s’achètent en petits paquets quand on est jardinier et en grands sacs quand on est agriculteur. Elles s’échangent aussi entre jardiniers amateurs, ou entre agriculteurs, malgré l’industrialisation de la filière.

Cette pratique ancestrale n’arrange pas les semenciers industriels..."

Suite de l’article d’Élisabeth Schulthess sur le site du journal l’Alsace.

Voici l’avis du collectif « Semons la diversité » :

« Les droits des paysans de ressemer et d’échanger leurs propres semences sont le dernier rempart contre la confiscation de toutes les semences et du droit à la souveraineté alimentaire par une poignée de multinationales de l’agrochimie. »

Les revendications dela CNDSF (Coordination Nationale pour la Défense des Semences Fermières)

Que la pratique de ressemer ne peut pas être une exception facultative, c’est un droit inaliénable.
Qu’en aucun cas, le fait de reproduire des semences à la ferme dans un but non commercial ne peut être considéré comme une contrefaçon.
Que toutes les espèces cultivées puissent être reproduites par les agriculteurs.
Que tout en étant opposée à la CVO établie sur le blé et à son extension, la CNDSF revendique sa présence dans les instances de gestions existantes.
Qu’en aucun cas, les démarches de traçabilité et de qualité ainsi que l’éligibilité aux aides agricoles ne doivent être liées à un achat de semences.
Que les variétés du domaine public soient clairement exonérées de rémunérations.
Qu’en aucun cas le vivant ne doit être breveté.

Voir aussi en ligne :le RSP : Réseau Semences Paysannes

Semences Paysannes est un réseau constitué d’une soixantaine d’organisations, toutes impliquées dans des initiatives de promotion et de défense de la biodiversité cultivée et des savoir-faire associés.

Voir en ligne : Le texte de loi.

P.-S.

Bientôt le jardinier qui osera ressemer ses graines de poireau ou replantera des pommes de terre de l’année précédente sera poursuivi comme un malfaiteur pour contrefaçon.

Dans la même logique, on pourra ensuite imaginer une taxe pour les parents qui auront procréé sans faire appel à un centre de procréation assistée.
On ne sera pas loin du "Meilleur des mondes".

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Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.